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Mercredi 5 avril 2006

PARIS, 5 avr 2006 (AFP) - Les problèmes économiques et sociaux liés aux "bouleversements" de la mondialisation et la question de la laïcité et du communautarisme seront au coeur de la présidentielle de 2007, a déclaré mercredi Laurent Fabius, qui a critiqué Nicolas Sarkozy sur ces deux points.

L'ancien Premier ministre socialiste, qui était auditionné au Grand Orient de France, a estimé qu'il y avait chez le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP une "volonté de revenir sur la loi de 1905" sur la séparation des Eglises et de l'Etat et "une tentative de confier à des religions des prérogatives de service public, comme l'enseignement, en échange de soutien électoral".

M. Fabius était auditionné par la "Commission de défense de la loi de 1905" de cette obédience maçonnique (la principale), qui doit rendre un rapport sur ce sujet en juin au Premier ministre.

"Ce sont les mêmes qui veulent remettre en cause la laïcité et réduire le rôle de l'Etat", a-t-il ajouté.

Lors des prochaines échéances électorales, notamment la présidentielle, "il y aura deux grands thèmes", a souligné M. Fabius.

"D'abord, face à la mondialisation libérale et ses bouleversements, il y a ceux qui veulent remettre en cause certains droits, aller vers la précarisation, ce qui ne se traduit pas seulement dans les contrats d'emploi, mais les OPA d'entreprises, l'environnement, la culture, le logement", a dit M. Fabius. "Ce n'est pas ce que veut le courant de pensée que je représente. Il ne faut pas une précarisation accrue, mais des règles différentes, une solidarité plus forte, une mise en avant des ressource humaines", a-t-il dit.

"La seconde grande chose sera la République, la citoyenneté, la laïcité. Pour certains, la solution se trouve dans la reconnaisance des communautés notamment religieuses", a dit M. Fabius, faisant allusion à M. Sarkozy, considéré, ainsi que lui, comme candidat potentiel à la présidence. "Pour d'autres, dont je suis, il faut au contraire une affirmation plus forte de la République, s'appuyer sur cet atout extraordinaire qu'est la laïcité", a-t-il souligné.

Par francerepublicaine - Publié dans : minorité républicaine du PS
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Mardi 4 avril 2006

 

PARIS, 2 avr 2006 (AFP) - Jean-Pierre Chevènement a affirmé dimanche à Paris, au Congrès du MRC, dont il est le président d'honneur, qu'il prendrait à la fin de l'année sa décision sur sa candidature à la présidentielle de 2007, tout en apportant son appui au socialiste Laurent Fabius.

"Ma décision aujourd'hui n'est pas prise, je ne la prendrai qu'à la fin de l'année, en connaissance de cause", a affirme M. Chevènement qui, en 2002, avait obtenu 5,33%.

"Il est trop tôt pour arrêter la position du Mouvement républicain et citoyen" (MRC), mais "il me semble que nous devons appuyer avec sympathie la démarche qui est celle de Laurent Fabius", a affirmé le maire de Belfort.

L'ex-Premier ministre socialiste, qui comme Jean-Pierre Chevènement a défendu le non au référendum sur l'Europe, est candidat à l'investiture PS à la présidentielle.

"Les autres candidats potentiels au PS ont tous été partisans du oui", a souligné M. Chevènement .

Par francerepublicaine - Publié dans : Mouvement Républicain et Citoyen (MRC)
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Mardi 7 mars 2006

 

Pascal Virot, Libération, 02/03/2006

 

Chevènement prêt à mettre son non au service de Fabius

 

Certains parlent de «deal», d'autres évoquent une affaire pliée : Jean-Pierre Chevènement ne sera pas candidat à la présidentielle si Laurent Fabius est désigné pour défendre les couleurs socialistes. Un fabiusien assure qu'un ancien parlementaire chevènementiste lui a confié : «On fera campagne pour Laurent, c'est réglé.» La république, la laïcité, une certaine vision de la France, rapprochent les deux anciens ministres de François Mitterrand. Surtout, ils se sont retrouvés ensemble pour vanter les vertus du non de gauche à la Constitution européenne. Le duo sera de nouveau scellé pour un meeting commun, le 7 mars, à Lyon.

Pour Georges Sarre, premier secrétaire du Mouvement républicain et citoyen (MRC), la direction du PS a pourtant décrété «une fatwa contre [les chevènementistes] depuis le premier tour de la présidentielle de 2002». Récemment encore, François Hollande rappelait à l'intention de Chevènement que «l'affront [de 2002] n'est pas oublié». Mais Laurent Fabius, lui, n'a jamais tenu ce type de propos. Et le maire de Belfort lui en sait gré. C'est d'ailleurs une certaine forme d'hostilité des autres à gauche à leur encontre qui rapprocherait Chevènement et Fabius. «Jean-Pierre a dû souvent batailler à contre-courant. Il mesure ce que cela représente», traduit l'eurodéputé fabiusien Henri Weber.

«Rubicon du non». La complicité entre les deux hommes ne date pas d'hier (Libération du 27 juin 2005). Mais, depuis quelques mois, le maire de Belfort, bientôt 67 ans, ne tarit pas d'éloges sur le député de Seine-Maritime, 59 ans. Coup sur coup, il vient de lui envoyer un tombereau de fleurs, à faire rosir une harengère : il a d'abord salué ceux qui «ont le courage de franchir le Rubicon du non», puis a jugé Fabius capable de «redonner du sens à la politique». Avant, enfin, de le considérer comme le seul apte à «relever le défi» du renouvellement socialiste. L'ex-ministre de l'Economie de Lionel Jospin sait renvoyer l'ascenseur : il a tout simplement pris comme slogan de précampagne présidentielle, un «Changer la vie, vraiment», réminiscence du «Changer la vie» scandé par Mitterrand en 1981 et inventé par un certain... Chevènement. Ces derniers temps, Fabius semble assez friand de ces retours vers le futur. Il s'est déclaré «socialiste tendance Mitterrand» pour faire pièce à Ségolène Royal, qui avait fait l'éloge de Tony Blair. Quelques semaines auparavant, dans une double allusion au passé du PS, il avait affirmé «que l'Etat peut beaucoup et que le marché ne peut pas tout». Une réponse à Jospin qui avait considéré que «l'Etat ne peut pas tout» au moment de l'affaire Michelin, en 1999. Et une allusion au congrès socialiste de Metz en 1979, lorsque Fabius avait lancé à la face de Michel Rocard, chantre de la «deuxième gauche», honni tant par les mitterrandistes que par les chevènementistes : «Entre le rationnement et le marché, il y a le socialisme.»

Autant de références qui sont allées droit au coeur de Chevènement puisque, comme le pointe Weber, les deux hommes ont en commun de «croire à la main très visible de la puissance publique». Pas exactement, toutefois, sur la fusion Suez-GDF : si Fabius l'a vivement condamnée au nom de la privatisation de l'entreprise publique, Chevènement y a vu, lui, «la moins mauvaise [solution] possible».

Anti-Jospin. A cela s'ajoutent de réelles convergences sur le «logiciel» chevènementiste, qu'il s'agisse de la République ou de la laïcité, unique objet du discours prononcé par Fabius au congrès de Dijon, en 2003. Depuis, il ne manque jamais de faire allusion à «notre notion de laïcité», assise sur «la séparation entre le religieux et le politique». «La droite dit : "Le coupable tout trouvé c'est l'Etat, et la solution toute trouvée c'est le libéralisme." Nous, socialistes, disons que la solution est dans la République et dans la laïcité», a récemment lancé Laurent Fabius. «Il reprend la matrice républicaine», analyse l'ex-chevènementiste Michel Charzat, devenu fabiusien.

Sur d'autres grandes questions, et toujours sur le dos de Jospin, ils partagent un même point de vue. «Laurent n'est pas loin de penser que, sur le dossier corse, Jean-Pierre n'avait pas tort», explique Weber. Même diagnostic s'agissant de l'insécurité, au sujet de laquelle Weber regrette «la légèreté avec laquelle cette affaire a été traitée» en 2002 «alors que Chevènement était un atout maître. [...] Avec lui, cela ne se serait pas passé comme ça». Ministre de l'Intérieur, Chevènement avait quitté le gouvernement deux ans auparavant.

Humainement, tout irait bien entre les deux hommes. «Ils entretiennent des relations de camarade à camarade. Pour connaître très bien l'un et un peu l'autre, je sais qu'il n'y a pas de chichis», note Georges Sarre. Fabius est de la génération que le parti a faite, Chevènement de celle qui a fait le parti. Maire du XXe arrondissement de Paris, Michel Charzat rappelle que Fabius et Chevènement «se connaissent depuis trente ans». Et qu'ils ont un profil commun : «Ce sont deux intellectuels, qui aiment les idées.»

Irréductibles. Malgré leurs rapprochements, il demeure toutefois une pomme de discorde entre les deux personnages : l'Europe et son devenir. Pour les irréductibles chevènementistes, celui-ci ne peut être radieux que s'il est libéré de ses chaînes maastrichtiennes. Ils réclament, par exemple, ni plus ni moins que «la remise en cause de l'indépendance et des missions de la Banque centrale européenne». S'il a voté non à la Constitution européenne, Fabius ne va pas jusque-là. Signataire de l'Acte unique en 1985, en tant que «Premier ministre de la France», il a également approuvé le traité de Maastricht en 1992.

Chevènement a déjà laissé entendre qu'il ne prendrait pas part à la course à l'Elysée, sauf si le non à la Constitution européenne n'est pas représenté sur la ligne de départ. «Il faut que ce non républicain s'incarne», a-t-il dit début février. Fabius peut l'incarner «à condition qu'il relie ses propositions et son programme au vote du 29 mai». Un tel ralliement à Fabius permettrait à l'ex-ministre «de rentrer dans le jeu» pour 2007, selon Charzat. Au vu de la mauvaise réputation qu'il traîne au PS depuis 2002, le renfort de Chevènement pourrait toutefois s'avérer contre-productif. Alors le «miraculé de la République», atout ou boulet pour Fabius ?

Par francerepublicaine - Publié dans : Mouvement Républicain et Citoyen (MRC)
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Jeudi 2 mars 2006

PARIS, 2 mars 2006 (AFP) - Michel Charasse, sénateur socialiste du Puy-de-Dôme, a apporté jeudi son soutien à Laurent Fabius dans la campagne interne d'investiture pour la présidentielle de 2007.

"Pour moi, c'est (Laurent) Fabius . Je préfère un homme d'Etat avéré", a indiqué Michel Charasse sur Canal+, interrogé sur le succès de Ségolène Royal dans les sondages.

Les militants socialistes doivent désigner en novembre leur candidat à l'Elysée. Plusieurs personnalités sont soit déjà candidates à l'investiture, soit citées parmi les présidentiables: Laurent Fabius , Jack Lang, Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal, François Hollande, Lionel Jospin.

Michel Charasse était, comme Laurent Fabius , partisan du non au référendum du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne.

Par francerepublicaine - Publié dans : minorité républicaine du PS
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Mardi 7 février 2006

PARIS, 7 fév 2006 (AFP) - Emile Zuccarelli, député-maire PRG de Bastia, s'est inquiété mardi de la participation des "Régions et peuples solidaires" au sommet de la gauche mercredi.

Selon le député radical de gauche, cette "formation confidentielle" accueille notamment "le Parti de la Nation Corse (PNC)" qui "aux dernières élections territoriales insulaires a fait liste commune avec les séparatistes qui ne condamnent pas la violence et même approuvent ouvertement les poseurs de bombes".

M. Zuccarelli s'"étonne", dans un communiqué, que "la gauche puisse conduire une démarche commune avec des organisations vouées à l'exaltation des divers communautarismes". Il appelle la gauche à "ancrer clairement son action dans les valeurs républicaines et l'unité de la nation".

Le sommet de la gauche mercredi réunit outre le PS, le PCF, les Verts, le PRG et le MRC, de petites formations parmi lesquelles "Régions et peuples solidaires", fédération de formations régionalistes et autonomistes d'Alsace, de Catalogne, du Pays basque, de Savoie, de Corse, d'Occitanie et de Bretagne.

Par francerepublicaine - Publié dans : républicains radicaux
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